Le journal Libre Pensée annonce la création de l’antenne du Choix en Isère

Nathalie Gueirard Debernardi, après le décès de son mari dans des conditions très pénibles, a lancé sur «change.org» une pétition pour réclamer une nouvelle loi en France sur la fin vie, qui permettra le suicide médicalement assisté et l’euthanasie pour les personnes malades qui en feront clairement la demande.

Marie Godard a, de son côté, souhaité exprimer toute son amitié et son soutien à son amie Anne Bert, obligée de s’exiler en Belgique pour pouvoir y être euthanasiée, en lançant, elle aussi, une pétition sur la même plateforme. Change.org leur a rapidement proposé de regrouper leurs deux pétitions, ce qu’elles ont accepté. Celles-ci comptent à ce jour plus de 375 000 signatures.

Le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), dont le rôle est d’étudier les sujets qui mobilisent les Français et notamment par le biais des pétitions, décide de se saisir du dossier de la fin de vie et invite Marie et Nathalie à être auditionnées en novembre 2017. À l’issue des auditions, les personnes faisant partie du comité temporaire sur la fin de vie au CESE votent très majoritairement en faveur d’une loi sur l’aide active à mourir.

Peu de temps après, la révision des lois de bioéthique commence et en raison de l’importance qu’accordent les Français à ce sujet, les responsables décident d’inclure les soins palliatifs et la fin de vie dans leur champ de réflexion. Le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), responsable de la révision des lois de bioéthique, décide d’inviter Nathalie Gueirard Debernardi et Marie Godard à être auditionnées et les informe qu’il n’a cependant vocation à auditionner que les personnes qui représentent des associations ou des sociétés savantes, ce qui n’est pas leur cas. Que faire?

Créer une association pour avoir une existence légale.

C’est ce qui est fait. Les statuts sont déposés en préfecture à Paris le 27 février 2018. Mesdames Godard et Debernardi pourront donc être auditionnées par le CCNE en avril 2018 et porter la voix des 375 000 signataires qui réclament en France une loi qui autorisera le suicide assisté et l’euthanasie pour les personnes atteintes de maladies graves et incurables et qui en font la demande. Cette association est appelée

«LE CHOIX – Citoyens pour une mort choisie»

Le CHOIX n’a que sept mois d’existence et compte déjà près de 10 000 adhérents. Nous mettons en place des structures et des moyens pour porter la voix des 375 000 signataires de nos pétitions qui demandent une nouvelle loi sur la fin de vie en France.

La stratégie du CHOIX est la suivante:

• Informer ses membres sur ce que permet la loi actuelle, la loi Claeys – Leonetti, et sur ce que nous souhaitons obtenir des législateurs, à savoir une loi qui autorisera le suicide médicalement assisté et l’euthanasie, dans un cadre juridique très précis;

• faire connaître les lois qui existent ailleurs et notamment en Belgique depuis 2002;

• nous rapprocher des parlementaires qui sont favorables à nos demandes et tenter de convaincre ceux qui ne le sont pas encore;

• identifier les médecins qui sont favorables à une loi sur l’aide active à mourir et solliciter leur aide pour faire bouger les idées préconçues dans le milieu médical. À ce sujet, un récent sondage indique que 40% des soignants sont favorables à nos idées et que 67% des médecins généralistes nous approuvent. La bataille de l’opinion est déjà gagnée puisque régulièrement les sondages indiquent que 90% des Français interrogés se déclarent favorables à cette évolution.

Beaucoup de nos membres sont aussi adhérents de l’ADMD et/ou d’Ultime Liberté, dont les objectifs sont similaires même si les stratégies peuvent être différentes. L’important est que nous allions tous dans le même sens pour obtenir cette loi qui nous évitera de devoir dire que l’on meurt mal en France comme nous devons tous le reconnaître aujourd’hui.

Depuis le début de l’année trois propositions de loi ont été rédigées par Olivier Falorni, député du groupe parlementaire Libertés et Territoires créé en octobre 2018, par Caroline Fiat, députée la France Insoumise et par Jean Louis Touraine député la République En Marche. Pour des raisons évidentes, la proposition de loi de ce dernier est celle qui a le plus de chance d’aboutir (il compte aujourd’hui plus de 300 député(e)s qui ont signé sa proposition), même si le projet de la France Insoumise correspond mieux à la loi que nous souhaitons, inspirée de la loi belge. Monsieur Touraine s’est cependant engagé à travailler avec les deux autres députés pour proposer au législateur une proposition de loi qui reprendra les meilleurs éléments de chacune.

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